Base de données · Cambriolages
Cambriolages par département : les chiffres officiels 2025
La police et la gendarmerie ont enregistré 211 596 cambriolages de logement en 2025, soit environ 580 par jour et 5,63 pour 1 000 logements. Le risque n’est pas réparti au hasard : il va de 0,83 ‰ dans Haute-Corse à 9,80 ‰ dans Guyane, soit un écart de un à 11,8.
moins de 3 ‰ 3 à 5 ‰ 5 à 7 ‰ 7 à 9 ‰ 9 ‰ et plus
Taux pour 1 000 logements, 2025. Projection équirectangulaire corrigée à la latitude 46,5° N, tracé simplifié à environ un kilomètre. Cliquez un département pour ouvrir sa fiche.
| Département | Région | Rang | Cambriolages 2025 | Taux ‰ logements | Évolution 1 an | Depuis 2016 | Logements | Communes détaillées |
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Lire ces chiffres correctement
Ce qu’un taux pour 1 000 logements dit, et ce qu’il ne dit pas
Les nombres bruts favorisent mécaniquement les départements peuplés : la Seine-Saint-Denis compte plus de cambriolages que la Lozère parce qu’elle compte infiniment plus de logements. Le taux pour 1 000 logements corrige cet effet et rend les territoires comparables. C’est l’indicateur que retient ce tableau, et le rang affiché s’appuie sur lui, du plus exposé au moins exposé.
Deux réserves accompagnent toute lecture de ces données. La première tient à leur nature : ce sont des faits enregistrés par la police et la gendarmerie, donc des plaintes déposées. Une part des cambriolages n’est jamais déclarée, et cette part peut varier d’un territoire à l’autre selon les pratiques et la couverture assurantielle. La seconde tient à la géographie : les statistiques sont rattachées au lieu de commission, ce qui déplace les faits d’un lieu de résidence vers un lieu de villégiature dans les départements touristiques.
Sur dix ans, la tendance nationale est à la baisse : − 15,0 % depuis 2016, et − 3,0 % sur la dernière année. Cette baisse n’est pas uniforme — le tableau permet de trier sur l’évolution pour repérer les départements qui s’écartent de la tendance, dans un sens comme dans l’autre.
Un taux départemental ne décrit pas votre rue. Il situe un niveau de risque moyen sur un territoire entier, à l’intérieur duquel les écarts entre communes sont souvent plus grands qu’entre départements.
Le détail communal
Pourquoi 24 250 communes n’affichent aucun chiffre
La base communale du SSMSI couvre 34 875 communes, mais ne publie de valeur que pour 10 625 d’entre elles sur l’année 2025. Les autres relèvent du secret statistique : lorsque les effectifs sont trop faibles, publier un chiffre reviendrait à rendre identifiables les personnes concernées, et la donnée est retirée de la diffusion.
Ce n’est donc pas une absence de cambriolages, et il serait faux de lire un blanc comme un zéro. Chaque fiche départementale affiche les communes dont la donnée est publiée, avec leur nombre et leur taux, et indique combien de communes du département ne sont pas diffusées. Sur les petites communes, une variation d’un ou deux faits déplace le taux de plusieurs points : la prudence de lecture y est de rigueur.
Les données sont reprises telles quelles, sans redressement ni estimation. Les fiches départementales donnent la série complète de 2016 à 2025, le rang national, le parc de logements et la population de référence.
Réponses utiles
Questions fréquentes sur les statistiques de cambriolage
D’où viennent ces chiffres ?
Des bases statistiques communale et départementale de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales, produites par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure et diffusées sur data.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0. L’indicateur retenu ici est « cambriolages de logement », en unité « infraction ».
Pourquoi un taux pour 1 000 logements et non pour 1 000 habitants ?
Parce que la cible d’un cambriolage est un logement, pas une personne. Rapporter les faits au parc de logements rend comparables un département de résidences principales et un département de résidences secondaires, ce que le rapport à la population fait mal.
Ces données comptent-elles les tentatives ?
L’indicateur porte sur les cambriolages de logement enregistrés en unité « infraction », tels que catégorisés par le SSMSI. Le détail de la nomenclature figure dans la documentation du jeu de données, publiée avec lui sur data.gouv.fr.
Ma commune affiche un blanc, dois-je m’en inquiéter ?
Non, et il ne faut surtout pas le lire comme un zéro. Un blanc signale que le secret statistique s’applique : les effectifs sont trop faibles pour être publiés sans rendre identifiables les personnes concernées. La donnée existe, elle n’est pas diffusée.
Les chiffres de l’année en cours sont-ils disponibles ?
Non. Le jeu est annuel et publié après consolidation : l’année de référence de cette page est 2025, d’après le millésime du 2026-07-09. Les séries mensuelles existent séparément, avec d’autres périmètres.
Puis-je réutiliser ces données ?
Oui, elles sont sous Licence Ouverte v2.0. Citez le SSMSI comme producteur et data.gouv.fr comme diffuseur. Cette page les restitue sans les modifier : seuls les agrégats nationaux et les rangs ont été calculés à partir des valeurs publiées.
Le verdict
Le département situe le risque ; il ne dispense pas de regarder sa propre porte.
Un taux élevé ne détermine pas ce qui se passe chez vous, et un taux bas ne protège rien. Ce qui décide, à l’échelle d’un logement, reste la résistance des accès : environ 70 % des intrusions passent par une porte et 23 % par une fenêtre. L’auto-diagnostic classe vos priorités, avec leur coût.
- Faits enregistrés 2025
- 211 596
- Taux national
- 5,63 ‰
- Départements
- 101
- Communes détaillées
- 10 625
Source et limites
Des faits enregistrés, pas une mesure de la délinquance réelle.
Source : SSMSI — bases statistiques communale et départementale de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales, millésime du 2026-07-09, diffusées par data.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0, relevées le 2026-08-19. Ces statistiques comptent des faits portés à la connaissance des services, donc dépendantes de la propension à déposer plainte ; elles ne mesurent pas la délinquance réelle. Elles sont rattachées au lieu de commission. Les communes non diffusées relèvent du secret statistique et leur absence ne vaut pas absence de faits. Ce site ne redresse ni n’estime aucune valeur : les agrégats nationaux et les rangs sont calculés à partir des seules valeurs publiées.