Base de données · Indice de réparabilité
Indice de réparabilité : le répertoire officiel, consultable
L’indice de réparabilité est une note sur 10 affichée à la vente depuis 2021. Les fabricants qui la publient déposent leur calcul dans un répertoire national ouvert. Voici ce répertoire, tel qu’il était le 2026-08-19 : 4 461 modèles, le détail des cinq critères de notation, et la durée de disponibilité des pièces annoncée par le déposant.
| Modèle | Marque | Catégorie | Note | Documentation | Démontabilité | Dispo. pièces | Prix pièces | Spécifique | Pièces suivies | Dispo. annoncée | Calcul |
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Ce que l’indice mesure
Cinq critères, pesant chacun 20 % de la note
L’indice de réparabilité est né de la loi anti-gaspillage de février 2020 et s’affiche obligatoirement depuis le 1er janvier 2021 sur les smartphones, les ordinateurs portables, les téléviseurs, les tondeuses à gazon électriques et les lave-linge à hublot. Quatre familles s’y sont ajoutées le 4 novembre 2022 : lave-linge à chargement par le haut, lave-vaisselle, aspirateurs et nettoyeurs haute pression.
La note globale sur 10 est la moyenne de cinq critères notés chacun sur 20. La documentation mesure la durée pendant laquelle le fabricant met gratuitement la documentation technique à disposition. La démontabilité évalue le nombre d’étapes, les outils nécessaires et le type de fixations. La disponibilité des pièces porte sur la durée d’engagement et le délai de livraison. Le prix des pièces rapporte leur coût à celui du produit neuf. Le cinquième critère est spécifique à la famille de produits : compteur d’usage, assistance à distance, réinitialisation logicielle selon le cas.
Le tableau ci-dessus affiche ces cinq notes séparément, parce que la moyenne les écrase. Un appareil noté 9 sur 10 peut très bien obtenir 19 en documentation et 13 en prix des pièces : c’est le second chiffre qui décidera de votre facture le jour de la panne.
Regardez le critère « prix des pièces » plutôt que la note globale. C’est lui qui décide du montant du devis le jour de la panne, et c’est celui que la moyenne dissimule le mieux.
Ce que la distribution révèle
Un indice où la note la plus basse du répertoire est 5,5 sur 10
Sur les 4 461 modèles déposés, la note moyenne s’établit à 9,26 sur 10 et la médiane à 9,30. La répartition parle d’elle-même :
- De 10 à 11 sur 10 — 105 modèles, soit 2,4 % du répertoire.
- De 9 à 10 sur 10 — 3 375 modèles, soit 75,7 % du répertoire.
- De 8 à 9 sur 10 — 871 modèles, soit 19,5 % du répertoire.
- De 7 à 8 sur 10 — 74 modèles, soit 1,7 % du répertoire.
- De 6 à 7 sur 10 — 28 modèles, soit 0,6 % du répertoire.
- De 5 à 6 sur 10 — 8 modèles, soit 0,2 % du répertoire.
Un indicateur dont presque tous les produits obtiennent entre 8 et 10 ne classe plus rien : il ne sépare pas ce qui se répare de ce qui ne se répare pas. C’est la critique la plus documentée qui lui soit adressée, et elle se vérifie sur ses propres données. La conséquence pratique pour vous n’est pas d’ignorer l’indice, mais de cesser de lire la note globale et d’aller regarder les deux critères qui varient réellement : le prix des pièces et leur disponibilité.
Second biais, structurel celui-là : le répertoire est déclaratif. N’y figurent que les modèles dont le metteur sur le marché a choisi de publier le calcul. La composition du fichier s’en ressent — les ordinateurs portables y pèsent plus des trois quarts des dépôts, parce que deux acteurs y déposent en masse, tandis que des familles entières n’y comptent qu’une poignée de références. L’absence d’un produit ne veut donc rien dire sur sa réparabilité : elle dit seulement que son fabricant n’a rien déposé.
S’en servir pour décider
Deux usages concrets, avant l’achat et après la panne
Avant l’achat, l’indice sert surtout par ses sous-critères. Deux appareils notés 8,5 peuvent avoir des profils opposés : l’un facile à démonter mais aux pièces hors de prix, l’autre l’inverse. Comparez les colonnes « disponibilité » et « prix des pièces », et regardez la durée d’engagement affichée dans la colonne « dispo. annoncée » : c’est elle qui vous dira combien de temps l’appareil restera réparable après l’arrêt de sa commercialisation.
Après la panne, l’indice alimente directement le calcul de l’arbitrage. Un critère « prix des pièces » faible signale un ratio pièce sur neuf élevé, donc un franchissement rapide du seuil de remplacement. Reportez le prix réel de la pièce et la main-d’œuvre annoncée dans Le Verdict : c’est le calcul, pas la note, qui tranche.
Un dispositif complète l’indice depuis le 15 décembre 2022 : le bonus réparation, une aide de 15 à 60 € selon l’appareil, déduite de la facture chez un réparateur labellisé. Sur une réparation d’électroménager à cent cinquante euros, cette aide déplace le rapport au prix du neuf de plusieurs points — parfois d’un côté à l’autre du seuil.
Réponses utiles
Questions fréquentes sur l’indice de réparabilité
Quels produits doivent afficher un indice ?
Depuis le 1er janvier 2021 : smartphones, ordinateurs portables, téléviseurs, tondeuses à gazon électriques et lave-linge à hublot. Depuis le 4 novembre 2022 s’y ajoutent les lave-linge à chargement par le haut, les lave-vaisselle, les aspirateurs et les nettoyeurs haute pression.
Qui calcule la note ?
Le metteur sur le marché lui-même, à partir des grilles de calcul établies par l’ADEME pour chaque famille de produits. Le dépôt au répertoire national est déclaratif : personne ne recalcule les notes déposées, ce qui explique en partie leur concentration dans le haut du barème.
Une note élevée garantit-elle une réparation bon marché ?
Non. La note globale est la moyenne de cinq critères, dont un seul porte sur le prix des pièces. Un appareil peut décrocher 9 sur 10 grâce à sa documentation et sa démontabilité tout en ayant des pièces coûteuses. C’est pourquoi ce tableau affiche les cinq notes séparément.
Que faire si mon modèle n’apparaît pas ?
Cela signifie que son fabricant n’a rien déposé au répertoire, pas que le produit est irréparable. L’indice reste alors affiché sur la fiche produit du vendeur, qui est tenu de le communiquer. Demandez-le, ainsi que la durée de disponibilité des pièces.
L’indice va-t-il évoluer ?
Il est appelé à céder la place à un indice de durabilité, qui ajoute à la réparabilité des critères de fiabilité et de robustesse. Les deux dispositifs coexistent selon les familles de produits ; ce répertoire reflète l’état des dépôts au 2026-08-19.
D’où viennent ces données ?
Du fichier consolidé du répertoire national de l’indice de réparabilité, publié sur data.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 selon le schéma Etalab « indice-reparabilite » v0.1.2. Elles sont reprises telles quelles, sans recalcul : seuls les libellés de catégorie et de marque ont été harmonisés, la source mêlant plusieurs graphies pour un même déclarant.
Source et limites
Des données publiques, reprises sans recalcul.
Répertoire national de l’indice de réparabilité, fichier consolidé du schéma Etalab « indice-reparabilite » v0.1.2, diffusé par data.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0, relevé le 2026-08-19. Les notes sont celles déposées par les metteurs sur le marché ; ce site ne les recalcule ni ne les vérifie. Le répertoire est déclaratif et donc incomplet : l’absence d’un modèle ne préjuge pas de sa réparabilité. Les durées de disponibilité et les délais de livraison des pièces sont ceux annoncés par le déposant, tous canaux confondus, et n’engagent que lui. Aucun produit ni aucune marque n’est recommandé ici.