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Outil · Coût annuel du chauffage

Ce que votre chauffage coûte, et ce que coûterait l’énergie d’à côté

Le calcul se fait sur des prix du kilowattheure nommés et datés, affichés à l’écran plutôt que cachés dans le moteur. Renseignez votre consommation — ou votre surface si vous ne l’avez pas sous la main — et l’outil compare les quatre énergies à besoin de chauffage identique, puis rapporte l’écart annuel au coût d’un remplacement.

C’est le mode fiable. Le chiffre figure sur votre facture de régularisation. Si le chauffage n’y est pas séparé de l’eau chaude et de l’électricité domestique, retirez ces postes avant de saisir.

kWh
€

Les prix retenus

Quatre énergies, quatre prix nommés et datés

Le gaz naturel est valorisé au prix repère de vente publié par la Commission de régulation de l’énergie, profil chauffage : 0,12558 € le kWh TTC en août 2026, avec un abonnement annuel de 360,79 € TTC. Ce prix repère n’est pas souscriptible : il sert de référence pour comparer les offres du marché, ce qui en fait exactement le bon étalon ici.

L’électricité est valorisée au tarif réglementé de vente, option Base, compteur de 6 kVA : 0,2001 € le kWh TTC au 1er août 2026. C’est aussi le prix retenu pour la pompe à chaleur, qui consomme de l’électricité — ce qui change, c’est la quantité consommée, pas le prix payé. Les granulés de bois tournent autour de 410 € la tonne en vrac en 2026, soit environ 0,0891 € le kWh une fois convertis au pouvoir calorifique retenu de 4,6 kWh par kilogramme.

Ces quatre valeurs sont modifiables dans le panneau « Affiner les hypothèses ». Elles bougent : le prix repère du gaz est révisé chaque mois, le tarif réglementé de l’électricité deux fois par an, et le granulé suit son marché. Relevez la date à laquelle vous faites le calcul, et refaites-le au changement de contrat.

Un prix du kilowattheure sans date devient faux au changement de contrat, et une économie annoncée sans son hypothèse de prix n’est pas un calcul. Les quatre prix utilisés ici sont affichés à l’écran, avec leur source et leur mois de relevé.

La méthode

Pourquoi on ne compare pas des kilowattheures achetés

Une consommation en kilowattheures achetés ne se compare pas directement d’une énergie à l’autre, parce que toutes ne restituent pas la même chaleur pour un kilowattheure payé. L’outil ramène donc d’abord votre consommation au besoin réel du logement, en la multipliant par le rendement de votre installation actuelle. Ce besoin, exprimé en kilowattheures de chaleur, est le seul point commun entre les quatre scénarios.

Il divise ensuite ce besoin par le rendement de chaque équipement envisagé pour obtenir ce qu’il faudrait acheter, et multiplie par le prix du kilowattheure correspondant. Une pompe à chaleur affichant un coefficient de performance saisonnier de 3 restitue trois kilowattheures de chaleur pour un consommé : c’est ce rapport qui déplace le résultat, bien plus que le prix affiché de l’électricité pris isolément.

Le temps de retour, enfin, divise le coût du remplacement — aides déduites, celles que vous êtes certain de percevoir — par l’économie annuelle. Au-delà de dix ans, regardez le chiffre en face : c’est l’ordre de grandeur de la durée de vie de bien des équipements de chauffage, et l’appareil peut être à remplacer avant d’être amorti.

Ce que le calcul ne dit pas

Trois écarts entre le tableau et votre facture

Le premier est l’abonnement. Passer du gaz à une autre énergie ne supprime les 360,79 € annuels d’abonnement que si le gaz ne servait qu’au chauffage : si vous cuisinez au gaz ou produisez votre eau chaude ainsi, l’abonnement reste. C’est pour cette raison que l’outil ne le déduit que si vous cochez la case correspondante.

Le deuxième est l’entretien. Une chaudière et un appareil à granulés sont soumis à des obligations d’entretien et de ramonage qui se paient chaque année, tandis que des convecteurs électriques n’en demandent aucun. Ces montants ne figurent pas dans le calcul : ajoutez-les vous-même au coût annuel avant de trancher, faute de quoi le classement penche artificiellement vers les énergies à combustion.

Le troisième est le confort et l’usage réel. Un logement mal isolé chauffé par pompe à chaleur avec des émetteurs inadaptés ne tiendra pas le coefficient de performance annoncé, et l’écart entre le catalogue et l’hiver réel se paie en kilowattheures. Sur un projet de remplacement, faites établir un dimensionnement avant de signer, et exigez que l’hypothèse de rendement figure au devis.

Réponses utiles

Questions fréquentes sur le coût du chauffage

Où trouver ma consommation annuelle de chauffage ?

Sur votre facture de régularisation, qui totalise l’année écoulée. Si le chauffage n’y est pas séparé de l’eau chaude et de l’électricité domestique, retirez ces postes avant de saisir : sinon le calcul compare des périmètres différents et le résultat n’a plus de sens.

Que vaut l’estimation par la surface ?

C’est un ordre de grandeur, pas une mesure. Elle part de la moyenne française du chauffage, 135 kWh par m² et par an, que vous pouvez corriger dans le formulaire. Un logement bien isolé descend nettement en dessous, une passoire monte largement au-dessus : l’écart entre les deux dépasse largement l’écart entre deux énergies.

Pourquoi la pompe à chaleur utilise-t-elle le prix de l’électricité ?

Parce qu’elle consomme de l’électricité. Ce qui change n’est pas le prix payé mais la quantité achetée : avec un coefficient de performance saisonnier de 3, elle restitue trois kilowattheures de chaleur pour un consommé, donc elle en achète trois fois moins pour le même besoin.

Le prix des granulés est-il fiable ?

Il s’agit d’un ordre de grandeur de marché, autour de 410 € la tonne en vrac en 2026, converti au pouvoir calorifique de 4,6 kWh par kilogramme. Ce marché est plus volatil que les tarifs régulés — il avait atteint 610 € la tonne au pic de 2022 — et la livraison, 29 à 81 € selon la distance, n’est pas comptée.

Un temps de retour de quinze ans est-il acceptable ?

Rarement, sur un équipement de chauffage. Quinze ans dépassent la durée de vie usuelle de bien des appareils : vous risquez de remplacer avant d’avoir amorti. Le remplacement peut rester justifié pour d’autres raisons — appareil en fin de vie, panne récurrente, confort — mais pas au titre de l’économie.

Mes données sont-elles enregistrées ?

Non. Le calcul s’exécute dans votre navigateur, aucune valeur n’est transmise ni conservée, et fermer la page efface tout.

Le verdict

Comparez des besoins de chauffage, pas des prix affichés.

Le prix du kilowattheure ne dit rien seul : c’est le couple prix et rendement qui décide. Ramenez votre consommation au besoin réel, divisez par le rendement de chaque équipement, puis rapportez l’écart annuel au coût du remplacement. Et notez la date de vos prix : ils sont révisés chaque mois pour le gaz, deux fois par an pour l’électricité.

PRIX DATÉS
Gaz, profil chauffage
0,12558 €/kWh
Électricité, option Base
0,2001 €/kWh
Granulés, 410 €/t
0,0891 €/kWh
Relevé
août 2026